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Le congé
maternité
(en partenariat avec Legissimo.com)
A
quelles conditions le salarié bénéficie d'un congé maternité ?
Toute salariée enceinte peut bénéficier d'un congé maternité et
ce, quelque soit son ancienneté dans l'entreprise. Toutefois, pour
bénéficier de ce congé, la salariée doit obligatoirement avertir
son employeur du motif de son absence et de la date à laquelle elle
entend reprendre son travail. Cette information doit être effectuée
par lettre recommandée avec accusé de réception.
A savoir: Si la mère décède, le père peut prendre
le congé postnatal dont la mère n'a pas pu bénéficier. Il doit alors
avertir son employeur par lettre recommandée avec accusé de réception
du motif de son absence et de la date à laquelle il entend reprendre
son travail. Le père peut aussi bénéficier des indemnités journalières
de maternité, à condition que le décès de la mère soit la conséquence
immédiate de l'accouchement.
Quelle est la durée du congé maternité ?
La durée du congé de maternité varie en fonction de trois éléments
: nombre préalable d'enfants à charge ou nés viables, naissances
simples ou multiples, état pathologique ou non. La durée minimale
du congé maternité est de 16 semaines, en général 6 semaines avant
et 10 semaines après l’accouchement.
La salariée peut prendre un repos moins long mais pour
bénéficier des indemnités journalières, elle doit s'arrêter de travailler
au moins 8 semaines au total.
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Nombre
d'enfants déjà à charge
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Nombre
de naissances
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Durée
du congé de maternité
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| Congé
prénatal |
Congé
postnatal |
Congé
total |
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Aucun
enfant ou 1 enfant
|
1
enfant
|
6
semaines
|
10
semaines
|
16
semaines |
| jumeaux
|
12
semaines |
22
semaines |
34
semaines |
| triplés
ou plus |
24
semaines |
22
semaines |
46
semaines |
|
2
enfants ou plus
|
1
enfant
|
8
semaines
|
18
semaines |
24
semaines |
| jumeaux |
12
semaines |
22
semaines |
34
semaines |
| triplés
ou plus |
24
semaines |
22
semaines |
46
semaines |
Le point de départ du congé postnatal est la date effective de l'accouchement.
En cas d'accouchement tardif : Le congé prénatal se trouve
prolonger sans que le congé postnatal soit réduit d'autant.
En cas d'accouchement prématurée : Le congé postnatal peut
être augmenté de la durée du congé prénatal non pris. En cas
d'état pathologique : Si l'état de santé de la mère le justifie,
le médecin peut augmenter la durée du congé dans la limite de 2
semaines pour le congé prénatal et de 4 semaines pour le congé postnatal.
En cas d'hospitalisation de l'enfant : Si l'enfant est resté
hospitalisé jusqu'à la fin de la 6ème semaine après l'accouchement,
la mère peut reporter à la fin de l'hospitalisation le congé auquel
elle peut encore prétendre. Toutefois, ici aussi, la période d'interdiction
d'emploi de 8 semaines consécutives devant être respectée, la mère
ne peut donc reprendre son travail avant l'expiration de ces 8 semaines
en les reportant à la sortie de l'hôpital de l'enfant. Enfin, lorsque
la salariée reprend son travail, si elle continue à allaiter son
enfant, elle dispose d'une heure par jour à prendre sur les heures
de travail et ceci pendant un an à compter de la naissance. Cette
heure n'est pas légalement rémunérée mais beaucoup de conventions
collectives le prévoient. Par ailleurs, certaines entreprises prévoient
des mesures supplémentaires : pause quotidienne, pause mensuelle,
etc.
Quelles
sont les conditions à remplir pour bénéficier des indemnités journalières
?
Pour bénéficier des indemnités journalière versées par la CPAM,
la salariée doit remplir les conditions suivantes:
- être inscrite en tant qu’assurée sociale depuis au moins dix mois
à la date présumée de l’accouchement;
- et soit avoir cotisé sur un salaire égal à 1 015 fois la valeur
du SMIC horaire pendant les six mois précédant la date du début
du repos prénatal ou du début de grossesse, soit réunir 200 heures
de salariat ou assimilé dans les trois mois civils ou 90 jours précédant
l’une ou l’autre date. Par ailleurs, la salariée doit respecter
un arrêt de travail d'une durée minimum de 8 semaines.
Remarque: En cas de cessation d’activité, les droits
existant à la fin du contrat de travail sont maintenus pendants
12 mois.
Comment calculer le montant de l'indemnité journalière ?
L'indemnité journalière est égale au gain journalier
de base calculé en fonction des salaires perçus au cours des trois
mois précédant le début du congé de maternité. Le salaire de référence
est donc le salaire brut des trois derniers mois de salaire diminué
de la part salariale des cotisations d'origine légale et conventionnelle
et de la contribution sociale généralisée (CSG), dans la limite
du plafond de Sécurité sociale (soit 2352 € /par mois au 1er janvier
2002). Le salaire net des trois derniers mois est ensuite divisé
par 90 pour obtenir le gain journalier de base. L'indemnité journalière
maternité est réduite de 0,5 % au titre de la CRDS et de 6,2 % au
titre de la CSG.
A savoir: Au 1er janvier 2002, le montant maximum
de l'indemnité journalière est de 62,88 € par jour (61,47 € par
jour maximum dans le département d'Alsace-Moselle).
L'employeur
doit-il verser une indemnisation complémentaire ?
L'employeur n'est pas légalement tenu de verser à la salariée une
indemnisation complémentaire lui permettant d'assurer un maintien
intégral de son salaire (après déduction des indemnités journalières
de Sécurité sociale). Toutefois, de nombreuses conventions collectives
imposent ce maintien et l'employeur est donc obligé de s'y référer.
En général, ce maintien est assuré pour toute la durée du congé
de maternité. Les allocations complémentaires versées par l'employeur
sont normalement soumises aux cotisations légales et conventionnelles
ainsi qu'à la CSG et à la CRDS.
Et si la femme est travailleur indépendant ?
Si la femme est agricultrice, elle peut s’arrêter de
travailler au moment de la naissance de son enfant et bénéficier
d’une allocation de remplacement spécifique couvrant 90 % des frais
réels engagés pour ce remplacement (embauche d’une personne salariée)
et ce, pour une période maximale de 98 jours. Cette allocation est
plafonnée à 76,90 € par jour et doit être demandée auprès de la
Mutualité sociale agricole au moins 20 jours avant la date d’interruption
prévue.
Si la femme est artisane, commerçante ou membre d’une
profession libérale, elle bénéficie d’une allocation forfaitaire
de repos maternel pour compenser en partie la diminution d’activité
qu’entraîne la maternité : 2279,11 € versés en 2 fois, à la fin
du 7ème mois de grossesse et après l’accouchement. De plus, si la
femme suspend son activité pendant au moins 30 jours consécutifs
– avec déclaration sur l’honneur et certificat médical d’arrêt à
l’appui – une indemnité journalière forfaitaire est versée : 1139,56
€ pour 30 jours. Elle est portée respectivement à 1709,26 €, à 2279,11
€ et à 3418,67 € si l’interruption d’activité se prolonge de 15,
30 ou 60 jours.
Référence juridique :
articles L. 122-26 et suivants du code du
travail
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